AMOPA -concours 2021 «Plaisir d’écrire…»: FELICITATIONS à Yvan LIBEL, 1er prix national de poésie, et aux 4 autres lauréats académiques du lycée, Morane FONTAINE, Murielle FRABOULET, Clémence MOUNICHY et Mathilde SEITHER-LINHART

L’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques – section de La Réunion, organise tous les ans un concours d’écriture, et comme chaque année, des élèves du lycée se sont distingués. Mais ce n’est pas tous les ans que nous avons un lauréat national, 1er prix qui plus est!

Alors un grand BRAVO à Yvan Libel, 1er prix national de poésie en 1ère pour

La Rose Bleue:

14 Février 2021

                                                  La Rose Bleue

Suis-je le seul à comprendre?

Ces couleurs qui diffèrent d’un individu à un autre.

Suis-je le seul à savoir?

Cette lueur d’espoir qui scintille dans le noir.

Une rose en ce jour qui symbolise un amour,

Cela n’est guère intrigant quand il sonne à son tour,

Cet oiseau bleu que tout le monde fréquente.

Pourquoi la rose n’est-elle pas bleue?

Pourquoi la terre n’est-elle pas rose?

Si le jour s’assombrit, alors je ne peux qu’être morose.

Ô toi donne moi cette chance,

Montre moi que mon existence n’est pas une absence,

Ma rose bleue devient rouge,

Au moment où la statue bouge.

Ces yeux en diamant,

Ne peuvent qu’être envoûtants.

Cette rose que je te donne en ce jour,

N’est rien de plus qu’amour.

Tu le sais il n’y a que toi,

Qui rime avec moi.

BRAVO également aux 9 autres élèves du lycée qui ont présenté leurs textes, nouvelles ou poésies, et plus particulièrement à ceux qui ont obtenu un prix académique!

2160 élèves ont participé à cette action en 2021. Les Lauréats académiques sont au nombre de 94 dans les 3 catégories « Prix de la Jeune Poésie », « Prix de l’Expression écrite », « Prix Maupassant de la Jeune Nouvelle ». Concernant la phase nationale du concours, 5 élèves de La Réunion se sont distingués, mais seul Yvan a obtenu un 1er Prix national.

Etant donné les échéances électorales, la Remise des Prix n’aura pas lieu cette année au Conseil Départemental, mais se fera dans l’Amphithéâtre bioclimatique de l’Université (550 places) le vendredi 18 juin à 14 heures dans le plus grand respect des conditions sanitaires. La cérémonie (remise des Prix académiques, des Prix nationaux, des Grands Prix) se terminera à 16 h 45.

Au niveau du lycée, 10 élèves ont participé et 5 ont été distingués:

Prix de la jeune poésie

-En 1ère: 1er Prix national et académique Yvan Libel pour La Rose Bleue (1STMG1, Mme Ragenard)

2e Prix académique Clémence Mounichy pour Mon piano (1STMG1, Mme Ragenard)

-En 2de: 2e Prix académique Morane Fontaine pour « Etre une adolescente aujourd’hui » (203, Mme Gokalsing)

Prix Maupassant de la jeune nouvelle

-En 2de: 3e Prix académique Mathilde Seither-Linhart pour Les prémices (201, Mme Dauber)

1er Accessit Murielle Fraboulet pour Un cerveau bouleversé (204, Mme Ragenard)

Vous pouvez lire leurs textes ci-dessous:

MON PIANO

           Mon cher piano, tu es si bien accordé.

Composé de quatre-vingt-huit touches dont tes cinquante-deux blanches, tu sembles être un escalier menant aux portes du Paradis quand tour à tour je fais glisser mes doigts de gauche à droite , exécutant un crescendo.

          Tes mêmes touches , jouées en sens inverse , me conduisent face à Charon et Cerbère. Pourtant je n’ai pas peur. Si tu m’accompagnes, avec tes notes nous pourrons passer le Tartare et les Enfers.

           Tes trente -six touches noires , disposées comme les haies du château de Versailles , sont élégantes et raffinées quand elles chantent les mélodies que je leur souffle.

            Ta musique est tellement miraculeuse , elle remettrait sur pied une personne n’ayant pas guéri  même après des milliers ou des millions de remèdes.

             Lorsque je pose mes mains sur toi , j’ai l’impression que nous faisons plus qu’un et que nous sommes inarrêtables.

                                         Trop tard….

               Mes doigts s’envolent sur ton corps , nous dansons une valse. Tes cordes fredonnent la mélodie de la Lettre à Elise , j’ose me prendre pour Beethoven , car tu es à moi ce que la lyre est à Orphée.

Clémence Mounichy

« Etre une adolescente aujourd’hui »

Etre une adolescente aujourd’hui

Ce corps dont je suis prisonnière,

Qui m’expose au grand air,

Me fait naviguer sur les mers,

D’une adolescence ordinaire.

La volonté de m’envoler

Est désormais une réalité.

La musique devenue refuge,

Rend à ce corps, une certaine liberté.

Mon enfance terminée,

S’approche la majorité,

Ce futur préparé.

Je m’en vais, emportée par le temps,

A la découverte de mon avenir.

Cet avenir, qui commence à peine à s’écrire.

Morane Fontaine

Les prémices de Mathilde Seither-Linhart

Un cerveau bouleversé de Murielle Fraboulet

Les autres candidats n’ont pas démérité, pour preuve leurs textes ci-dessous :

Poésie de Maria Lebreton (1STMG1, Mme Rivière)

Moi, femme dans ma nature

        À mon réveil, j’ai entendu les cloches de mon enfance sonner : son froid et glacial à en faire frissonner ma peau, bruit sourd atteignant le creux de mon oreille, signe de mort à rendre mon cœur de sang, en pierre froide.

        Mes jours de couleurs vives à en exploser les tableaux d’été, peints d’une époque de l’Antiquité modernisée, se sont transformés en temps d’hiver: froid, comme l’iceberg perdu dans l’Atlantique, le menaçant par sa sombre profondeur. Dur, comme les vagues essayant de briser cette pierre en la percutant, à la fois fragile comme la coque de ce bateau divisé par cause de son courant.

        Mes jours sont désormais comptés et pressés de se terminer, comme l’automne s’empressant d’ôter la vie à ces feuilles, savourant leurs derniers moments à la chaleur de la belle et douce lumière. Les arbres se réchauffant pour la dernière fois, blottis dans sa verdure du soir qui deviendra, seulement, solitude et froid, car ses feuilles si douces et si fragiles, représenter pour ce tronc, de la compagnie et du beau temps.

        L’arbre entier représentant mon corps, feuilles mes sentiments, un être vivant tout comme moi, doit avoir, et ressentir des sentiments, seules ces sensations, fait de nous Humains, et non objets. Vivants, et non inexistants.

        Ce sourire dessiné sur mon visage, n’est autre qu’un bouclier. Ma lingerie présente en dessous de mon vêtement, fait de moi aux yeux de cette société une «Femme». Voilà pourquoi j’aime la nature. Je suis celle que je suis et non celle qu’elle veut que je sois.

Poésies de Yoann Guillot,, Emy Fontaine, Sofia Kiefer, Eva Virinnaikin (203, Mme Gokalsing)

« Etre adolescent.e aujourd’hui »

Textes bientôt en ligne

Auteur: Maryline Ragenard

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